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Disparition mystérieuse des avaloirs dans Cotonou : la police municipale interpellée (photo)

A Cotonou, dans plusieurs quartiers, les avaloirs ont disparu laissant des pièges à homme sur les axes routiers. Cet état de chose interpelle la municipalité de la ville métropolitaine en l’occurrence sa police qui est censée veiller sur les infrastructures.

A Cotonou, dans les quartiers Sikècodji, Maromilitaire ou encore à Gbegamey, le constat est désolant. Les avaloirs ont presque tous disparu des routes. Les caniveaux sont ouverts et constituent de véritables dangers pour les usagers. On peut s’y retrouver facilement et en sortir avec des séquelles ad vitam. Surtout les piétons qui circulent la nuit sont les plus exposés. La dangerosité et la puanteur des caniveaux ont contraint certains citoyens à poser des paniers ou pneus usagers sur les ouvertures. Toute chose qui contraste avec la police de ville propre que mené Patrice Talon depuis cinq ans.

Un petit tour d’une équipe de la rédaction de Le Devoir a suffit pour constater les dégâts. Quelques riverains ayant requis l’anonymat ont pointé d’un doigt accusateur la police municipale qui, en dépit des efforts qu’elle fournit, n’arrive pas à dissuader les citoyens sans foi ni loi qui volent les avaloirs. A en croire nos interlocuteurs, ce sont les acheteurs de fer communément appelés «gankpogblégblé» qui encourageraient ce fait. Dans un premier temps, les enfants en quête d’argent ramassent les fer qui favorisent la circulation des eaux de la chaussée vers les caniveaux afin de le vendre. Pire, les acheteurs de fer usé aussi prennent parfois le risque de défoncer les avaloirs. Ce qui dénote d’un incivisme notoire.

Au Togo voisin, l’achat et vente des fers usés sont interdits de façon formelle. Ce ne serait pas suicidaire si les autorités béninoises, dans le but de sauver les infrastructures et les populations, prennent une décision pareille. Mais en attendant les réflexions pour l’interdiction de ladite activité, la police municipale devra redoubler de vigilance pour mettre hors d’état de nuire ceux qui se donnent à ce vilain jeu dans la ville vitrine du Bénin.

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